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Mai
4
sam
2019
Nana ou est-ce que tu connais le bara? – 4 et 5 mai @ 20h – Theater Rampe @ Theater Rampe
Mai 4 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min

Thèâtre, danse inspiré par Émile Zola
de Monika Gintersdorfer, Franck E. Yao et La Fleur

Nana ne chante pas bien, ne joue pas bien, ne danse pas bien, mais elle a un bon déhanché. Elle incarne une présence radicale qui ne crée pas seulement un lien érotico-agressif sur scène avec le public, mais aussi dans la vie. Dans le roman de Zola, le monde réel ne diffère guère du théâtre que son directeur n’est d’ailleurs pas le seul à appeler un bordel. Nana est une entrepreneuse prospère qui utilise son corps comme première ressource disponible et ne craint ni les risques ni les difficultés. Certains hommes ayant été très riches y perdent tout leur capital, d’autres leur vie même. Un journaliste aussi incapable que les autres d’échapper à l’influence de Nana, interprète l’irrésistible ascension de celle-ci – depuis la boue et les beuveries de Château Rouge jusqu’au monde de l’argent et des honneurs – comme une revanche du prolétariat sur la bourgeoisie.

Mais Nana est aussi la parfaite incarnation du capitalisme. Elle consomme sans cesse et sans modération, elle consomme tout et tout le monde sans réserve. Ce qui l’intéresse c’est moins de satisfaire ses besoins que la consommation en elle-même, pure. Pour la bourgeoisie, dont les progrès et la domination sont étroitement liés au capitalisme, Nana est un élément de maintien du système, certes dont certains sont victimes, mais seulement pour stabiliser de l’intérieur le système en tant que tel.

Au XIXe siècle, Nana était un peu artiste et beaucoup courtisane. Au XXIe siècle, elle est une travailleuse du sexe et une performeuse qui s’est affranchie de la narration et des rôles mais qui, comme Kim Kardashian, travaille à son image comme à une valeur inépuisable et sait saisir le moment pour faire du spectaculaire. En Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup de Kim, on les appelle Emma Lohoues, Coco Emilia biscuit de mer, Eudoxy Yao ou Diaba Sora.

Première: 12.02.2019, MC93

Avec le soutien du

En coproduction avec Theater Bremen, MC93, Pumpenhaus Münster

Nana ou est-ce que tu connais le bara? – 4 und 5 Mai @ 20h – Theater Rampe @ Theater Rampe
Mai 4 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min

Nana ou est-ce que tu connais le bara

nach Émile Zola
von Monika Gintersdorfer, Franck E. Yao und La Fleur

Nana singt nicht gut, Nana spielt nicht gut, Nana tanzt nicht gut, aber hat sie einen tollen Hüftschwung. Sie verkörpert eine radikale Präsenz, die nicht nur auf der Bühne eine agressiv-erotische Verbindung zu ihrem Publikum herstellt, sondern auch im Leben. Diese wirkliche Welt unterscheidet sich in Zolas Roman kaum vom Theater, das nicht nur von seinem Direktor als Bordell bezeichnet wird. Nana ist darin eine erfolgreiche Unternehmerin, die ihren Körper als erste verfügbare Ressource einsetzt und dabei keine Risiken und Härten scheut. In diesem Unternehmen verlieren einige vormals sehr reiche Männer ihr gesamtes Kapital an Nana, manche lassen dabei sogar ihr Leben. Ein Journalist, der sich ihrem Einfluss genauso wenig entziehen kann wie alle anderen, deutet ihren unaufhaltsamen Aufstieg aus dem Schlamm der Pariser Trunkenbolde von Chateau Rouge in die Welt des Geldes und der Ehre als Rache des Proletariats an der Bourgeoisie.

Aber Nana ist gleichzeitig auch die perfekte Bewohnerin des Kapitalismus. Sie konsumiert ohne Unterlass und ohne Mass, rückhaltlos verleibt sie sich alles und jeden ein und dabei geht es ihr nicht um die Befriedigung von Bedürfnissen, sondern um das reine Konsumieren um seiner selbst willen. Fuer die Bourgeoisie, deren Aufstieg und Herrschaft eng mit dem Kapitalismus verbunden ist, ist Nana das systemerhaltende Element, dem Einzelne zwar zum Opfer fallen, aber nur um das System als solches von innen heraus zu stabilisieren. 

Im 19. Jahrhundert war Nana ein bißchen Künstlerin und viel Kurtisane. Im 21. Jahrhundert ist sie Sexarbeiterin und Protagonistin der Performance-Szene, die weder Narration noch eine Rolle mehr braucht, sondern die wie eine Kim Kardashian an ihrem Image als unerschöpflichem Wert arbeitet und spektakulär den Moment krachen lässt. In der Elfenbeinküste und Westafrika gibt es gerade sehr viele Kims, sie heißen Emma Lohoues, Coco Emilia, biscuit de mer, Eudoxy Yao oder Diaba Sora.

Premiere: 12.02.2019, MC93

Gefördert vom Fonds Doppelpass

In Koproduktion mit MC93, Theater Bremen, Pumpenhaus Münster

Nana ou est-ce que tu connais le bara? – May 4 and 5 @ 20h – Theater Rampe @ Theater Rampe
Mai 4 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min

Nana ou est-ce que tu connais le bara

Thèâtre, danse inspiré par Émile Zola
de Monika Gintersdorfer, Franck E. Yao et La Fleur

Nana ne chante pas bien, ne joue pas bien, ne danse pas bien, mais elle a un bon déhanché. Elle incarne une présence radicale qui ne crée pas seulement un lien érotico-agressif sur scène avec le public, mais aussi dans la vie. Dans le roman de Zola, le monde réel ne diffère guère du théâtre que son directeur n’est d’ailleurs pas le seul à appeler un bordel. Nana est une entrepreneuse prospère qui utilise son corps comme première ressource disponible et ne craint ni les risques ni les difficultés. Certains hommes ayant été très riches y perdent tout leur capital, d’autres leur vie même. Un journaliste aussi incapable que les autres d’échapper à l’influence de Nana, interprète l’irrésistible ascension de celle-ci – depuis la boue et les beuveries de Château Rouge jusqu’au monde de l’argent et des honneurs – comme une revanche du prolétariat sur la bourgeoisie.

Mais Nana est aussi la parfaite incarnation du capitalisme. Elle consomme sans cesse et sans modération, elle consomme tout et tout le monde sans réserve. Ce qui l’intéresse c’est moins de satisfaire ses besoins que la consommation en elle-même, pure. Pour la bourgeoisie, dont les progrès et la domination sont étroitement liés au capitalisme, Nana est un élément de maintien du système, certes dont certains sont victimes, mais seulement pour stabiliser de l’intérieur le système en tant que tel.

Au XIXe siècle, Nana était un peu artiste et beaucoup courtisane. Au XXIe siècle, elle est une travailleuse du sexe et une performeuse qui s’est affranchie de la narration et des rôles mais qui, comme Kim Kardashian, travaille à son image comme à une valeur inépuisable et sait saisir le moment pour faire du spectaculaire. En Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup de Kim, on les appelle Emma Lohoues, Coco Emilia biscuit de mer, Eudoxy Yao ou Diaba Sora.

Première: 12.02.2019, MC93

Avec le soutien du

En coproduction avec Theater Bremen, MC93, Pumpenhaus Münster

Mai
5
dim
2019
Nana ou est-ce que tu connais le bara? – 4 et 5 mai @ 20h – Theater Rampe @ Theater Rampe
Mai 5 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min

Thèâtre, danse inspiré par Émile Zola
de Monika Gintersdorfer, Franck E. Yao et La Fleur

Nana ne chante pas bien, ne joue pas bien, ne danse pas bien, mais elle a un bon déhanché. Elle incarne une présence radicale qui ne crée pas seulement un lien érotico-agressif sur scène avec le public, mais aussi dans la vie. Dans le roman de Zola, le monde réel ne diffère guère du théâtre que son directeur n’est d’ailleurs pas le seul à appeler un bordel. Nana est une entrepreneuse prospère qui utilise son corps comme première ressource disponible et ne craint ni les risques ni les difficultés. Certains hommes ayant été très riches y perdent tout leur capital, d’autres leur vie même. Un journaliste aussi incapable que les autres d’échapper à l’influence de Nana, interprète l’irrésistible ascension de celle-ci – depuis la boue et les beuveries de Château Rouge jusqu’au monde de l’argent et des honneurs – comme une revanche du prolétariat sur la bourgeoisie.

Mais Nana est aussi la parfaite incarnation du capitalisme. Elle consomme sans cesse et sans modération, elle consomme tout et tout le monde sans réserve. Ce qui l’intéresse c’est moins de satisfaire ses besoins que la consommation en elle-même, pure. Pour la bourgeoisie, dont les progrès et la domination sont étroitement liés au capitalisme, Nana est un élément de maintien du système, certes dont certains sont victimes, mais seulement pour stabiliser de l’intérieur le système en tant que tel.

Au XIXe siècle, Nana était un peu artiste et beaucoup courtisane. Au XXIe siècle, elle est une travailleuse du sexe et une performeuse qui s’est affranchie de la narration et des rôles mais qui, comme Kim Kardashian, travaille à son image comme à une valeur inépuisable et sait saisir le moment pour faire du spectaculaire. En Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup de Kim, on les appelle Emma Lohoues, Coco Emilia biscuit de mer, Eudoxy Yao ou Diaba Sora.

Première: 12.02.2019, MC93

Avec le soutien du

En coproduction avec Theater Bremen, MC93, Pumpenhaus Münster

Nana ou est-ce que tu connais le bara? – 4 und 5 Mai @ 20h – Theater Rampe @ Theater Rampe
Mai 5 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min

Nana ou est-ce que tu connais le bara

nach Émile Zola
von Monika Gintersdorfer, Franck E. Yao und La Fleur

Nana singt nicht gut, Nana spielt nicht gut, Nana tanzt nicht gut, aber hat sie einen tollen Hüftschwung. Sie verkörpert eine radikale Präsenz, die nicht nur auf der Bühne eine agressiv-erotische Verbindung zu ihrem Publikum herstellt, sondern auch im Leben. Diese wirkliche Welt unterscheidet sich in Zolas Roman kaum vom Theater, das nicht nur von seinem Direktor als Bordell bezeichnet wird. Nana ist darin eine erfolgreiche Unternehmerin, die ihren Körper als erste verfügbare Ressource einsetzt und dabei keine Risiken und Härten scheut. In diesem Unternehmen verlieren einige vormals sehr reiche Männer ihr gesamtes Kapital an Nana, manche lassen dabei sogar ihr Leben. Ein Journalist, der sich ihrem Einfluss genauso wenig entziehen kann wie alle anderen, deutet ihren unaufhaltsamen Aufstieg aus dem Schlamm der Pariser Trunkenbolde von Chateau Rouge in die Welt des Geldes und der Ehre als Rache des Proletariats an der Bourgeoisie.

Aber Nana ist gleichzeitig auch die perfekte Bewohnerin des Kapitalismus. Sie konsumiert ohne Unterlass und ohne Mass, rückhaltlos verleibt sie sich alles und jeden ein und dabei geht es ihr nicht um die Befriedigung von Bedürfnissen, sondern um das reine Konsumieren um seiner selbst willen. Fuer die Bourgeoisie, deren Aufstieg und Herrschaft eng mit dem Kapitalismus verbunden ist, ist Nana das systemerhaltende Element, dem Einzelne zwar zum Opfer fallen, aber nur um das System als solches von innen heraus zu stabilisieren. 

Im 19. Jahrhundert war Nana ein bißchen Künstlerin und viel Kurtisane. Im 21. Jahrhundert ist sie Sexarbeiterin und Protagonistin der Performance-Szene, die weder Narration noch eine Rolle mehr braucht, sondern die wie eine Kim Kardashian an ihrem Image als unerschöpflichem Wert arbeitet und spektakulär den Moment krachen lässt. In der Elfenbeinküste und Westafrika gibt es gerade sehr viele Kims, sie heißen Emma Lohoues, Coco Emilia, biscuit de mer, Eudoxy Yao oder Diaba Sora.

Premiere: 12.02.2019, MC93

Gefördert vom Fonds Doppelpass

In Koproduktion mit MC93, Theater Bremen, Pumpenhaus Münster

Nana ou est-ce que tu connais le bara? – May 4 and 5 @ 20h – Theater Rampe @ Theater Rampe
Mai 5 @ 20 h 00 min – 22 h 00 min

Nana ou est-ce que tu connais le bara

Thèâtre, danse inspiré par Émile Zola
de Monika Gintersdorfer, Franck E. Yao et La Fleur

Nana ne chante pas bien, ne joue pas bien, ne danse pas bien, mais elle a un bon déhanché. Elle incarne une présence radicale qui ne crée pas seulement un lien érotico-agressif sur scène avec le public, mais aussi dans la vie. Dans le roman de Zola, le monde réel ne diffère guère du théâtre que son directeur n’est d’ailleurs pas le seul à appeler un bordel. Nana est une entrepreneuse prospère qui utilise son corps comme première ressource disponible et ne craint ni les risques ni les difficultés. Certains hommes ayant été très riches y perdent tout leur capital, d’autres leur vie même. Un journaliste aussi incapable que les autres d’échapper à l’influence de Nana, interprète l’irrésistible ascension de celle-ci – depuis la boue et les beuveries de Château Rouge jusqu’au monde de l’argent et des honneurs – comme une revanche du prolétariat sur la bourgeoisie.

Mais Nana est aussi la parfaite incarnation du capitalisme. Elle consomme sans cesse et sans modération, elle consomme tout et tout le monde sans réserve. Ce qui l’intéresse c’est moins de satisfaire ses besoins que la consommation en elle-même, pure. Pour la bourgeoisie, dont les progrès et la domination sont étroitement liés au capitalisme, Nana est un élément de maintien du système, certes dont certains sont victimes, mais seulement pour stabiliser de l’intérieur le système en tant que tel.

Au XIXe siècle, Nana était un peu artiste et beaucoup courtisane. Au XXIe siècle, elle est une travailleuse du sexe et une performeuse qui s’est affranchie de la narration et des rôles mais qui, comme Kim Kardashian, travaille à son image comme à une valeur inépuisable et sait saisir le moment pour faire du spectaculaire. En Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, il y a beaucoup de Kim, on les appelle Emma Lohoues, Coco Emilia biscuit de mer, Eudoxy Yao ou Diaba Sora.

Première: 12.02.2019, MC93

Avec le soutien du

En coproduction avec Theater Bremen, MC93, Pumpenhaus Münster