Innsbruck International: Raus aus dem inneren Monolog

Le festival vise à transformer les artistes et les visiteurs en «agents du changement social» dans seize lieux
Nicola Weber

Der Standard

10 mars 2018, 22 h 08

La paternité du collectif Maanantai n’est pas claire.
Photo: Maanantai Collective, avec la permission de la galerie Taik Persons

Innsbruck – “Agents du changement social” est le titre de la Biennale d’art contemporain d’Innsbruck, qui a une signification politique. Dans sa troisième édition, elle rivalise avec confiance et avec des normes élevées. La réalisatrice Tereza Kotyk a donné au festival une équipe de conservateurs considérablement élargie, un mandat prolongé de 16 jours et un tout nouveau look.

Le concept de base, cependant, reste d’inviter des artistes internationaux à Innsbruck à jouer dans des lieux insolites avec des expositions, des installations, des œuvres cinématographiques et sonores et – clairement dominante cette année – des performances. Kotyk se concentre sur ce format actif, qui implique parfois des visiteurs, car elle perçoit “une sorte de rigidité dans la société”. “Nous tombons de plus en plus dans un monologue intérieur, même si nous communiquons constamment en numérique. Mais nous avons oublié comment vraiment sortir, l’actionnisme pour une chose et le langage commun pour cela.”

Dans les performances du collectif God’s Entertainment, le public est déjà crié ou obligé de prendre des décisions spontanées. Sa nouvelle tragédie européenne tourne autour de la sécurité et de l’espoir (22/23/24/3., Caveau voûté au château de Büchsenhausen).

Dans Pink Eye, l’artiste congolaise Elisabeth Bakam bamba Tambwe met les filtres individuels à l’épreuve lors de la catégorisation des personnes, dans son cas comme noir, femme, artiste et mère (16ème-3ème, cave gothique, Hofburg). L’Américain Addie Wagenknecht, qui vit à Innsbruck, lauréat du prix spécial de reconnaissance, qui est présenté pour la première fois cette année, utilise Black Hawk Paint pour surveiller le suivi de notre communication quotidienne (10._3., Großer Burghof). Elfriede Jelinek est réalisée dans l’entrepôt de sel Hall. Le Centre de la Biennale de cette année est le Forum photo, où Johanna Tinzl et le Finnish Maanantai Collective exposent, entre autres. (Nicola Weber, 10 mars 2018)